Je vous parle aujourd’hui d’un de mes derniers achats. Comme souvent, j’ai du mal à résister face à une nouveauté de Stephen King. Cette fois-ci, encore plus, dans la mesure où le livre a été écrit à quatre mains. En effet, le King s’est associé avec son fils Owen pour nous livrer un pavé de 700 pages intitulé Sleeping Beauties. J’étais donc très curieuse et très impatiente de me plonger dedans.

Dans ce roman fantastique, on se retrouve plongés dans un monde où les femmes ont disparu. Du moins, façon de parler ! Loin d’être mortes, elles sont en réalité endormies, entourées d’une sorte de cocon protecteur. Quiconque tente de les sortir de ce sommeil, en déchirant la toile qui les protège, doit alors faire face à une furie vengeresse qui détruit tout ce qui l’entoure avant de se rendormir aussitôt. Cette pandémie, appelée Aurora par les médias, laisse les hommes livrés à eux-mêmes et désemparés, ce qui va faire sombrer le monde dans la violence et le chaos. Une seule personne semble immunisée à cette malade du sommeil, une jeune femme prénommée Evie.

Stephen King nous montre une fois encore son amour pour les femmes. En effet, celles-ci se retrouvent souvent au centre de ses intrigues. Je pense par exemple à Carrie ou encore à Beverly dans Ça qui joue un rôle clé. Dans Sleeping Beauties, l’auteur nous livre une réflexion sur les rapports entre les hommes et les femmes et, dans le même temps, une critique des inégalités qui existent encore entre les deux sexes. Les King font de ce livre une ode à la féminité, partant du principe que privé de sa meilleure moitié, le monde sombrerait dans le désespoir. Certains passages font d’ailleurs réfléchir le lecteur, est-ce que les choses se dérouleraient vraiment de cette manière ? Je pense notamment au mouvement de « brûleurs de cocons » qui fait son apparition dans le chaos ambiant et qui consiste à brûler vive les femmes endormies, ou encore au surnom de « sac à salopes » donné aux cocons.

Le père et le fils nous donne aussi l’occasion de rencontrer pléthore de personnages. Pour autant, même s’ils sont nombreux, cela n’a pas gêné ma compréhension de l’histoire. J’ai beaucoup aimé Evie, son franc parler et ses répliques cinglantes, et j’ai d’ailleurs regretté qu’il n’y ait pas d’avantage de chapitres lui étant consacrés. J’ai aussi apprécié Clint, seul personnage masculin fondamentalement bon, qui représente en quelque sorte l’espoir de la race masculine. Par opposition, j’ai évidemment détesté Don Peters, personnage du même acabit que Brady dans Mr Mercedes. Seul bémol dû à ces nombreux personnages, j’ai terminé ma lecture en me disant que je ne m’étais pas vraiment attaché à l’un d’eux, ce que je trouve dommage.

Globalement, j’ai bien aimé ce roman. Pour une première collaboration entre le père et le fils, je la trouve assez réussie. Sans être complètement enthousiasmée par l’histoire, j’ai tout de même dévoré ce pavé en peu de temps. Mais je ne vais pas vous mentir, ce n’est pas un réel coup de coeur, juste un bon roman. J’ai parfois trouvé quelques longueurs ainsi que des digressions pas toujours utiles ou convaincantes.

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