Je vous parle aujourd’hui de ma lecture du WE dernier : En Attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut. Ce livre m’intriguait depuis un bon moment déjà, de par les critiques positives que j’avais pu lire mais aussi grâce à sa jolie couverture qui aiguisait ma curiosité. Malgré tout, je n’étais pas plus tenté que ça. J’ai donc attendu la sortie en livre de poche avant de craquer. Et j’ai peut-être eu tort d’attendre aussi longtemps, car ce roman est une petite pépite ! Premier livre d’Olivier Bourdeaut, écrit en seulement sept semaines, c’est un véritable carton qui a reçu de nombreux prix.

Dans ce roman, on fait la connaissance d’une famille très singulière. Il y a la mère, une femme-enfant complètement déjantée, qui croque la vie à pleine dent sans se soucier du regard des autres. Il y a le père, un homme extraverti qui se réjouit du caractère fantaisiste de sa femme. Leur vie quotidienne est racontée par leur petit garçon qui évolue au sein de cette folie avec joie. Autour de ces trois personnages principaux, gravitent aussi deux personnages secondaires : un ami de la famille, surnommé L’Ordure, ainsi qu’un oiseau exotique prénommée Mademoiselle Superfétatoire.

J’ai l’habitude de vous faire un petit résumé à ma sauce du roman mais cette fois-ci, je ne suis pas sure de pouvoir vous en dire plus. D’une part, car le roman est très court, et d’autre part, car je n’ai pas envie de vous spoiler. J’en suis venue à la conclusion que c’est d’avantage un roman qui se lit plutôt qu’il ne se raconte.

Par contre, je peux vous parler de ce que m’a fait ressentir ce livre. L’ambiance se dégageant du livre est une ambiance de fête perpétuelle, on est dans la légèreté, la joie et l’optimisme. Malgré tout, la tristesse n’est jamais très loin. En effet, derrière son aspect loufoque, presque absurde, En Attendant Bojangles traite de sujets plus sérieux. Au fur et à mesure de notre lecture, l’ambiance, au départ très légère, commence à s’alourdir et se noircir. Les sourires provoquées par la première partie du livre se font plus tristes, plus mélancoliques.

Ce ressenti est encore plus vrai de par la construction du récit qui se fait à deux voix. La plupart du temps, l’histoire est racontée avec les mots du petit garçon. Ici, la légèreté est de mise et le vocabulaire innocent de l’enfant ne peut que nous attendrir. Mais par petite touche, la voix du père se fait également entendre. Et c’est dans ces moments que la folie du roman laisse un peu de place à la réalité. Le ton est plus inquiet, moins pétillant.

En bref, En Attendant Bojangles est un roman loufoque qui célèbre la vie, la famille et l’amour. Une très jolie histoire à la fois touchante et tragique qui se lit au rythme de la chanson de Nina Simone et qui ne peut pas laisser beaucoup de lecteurs indifférents. Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de le lire, je ne peux que vous le conseiller !

 

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