Qui n’a jamais vu les livres d’Aurélie Valognes et ses jolies couvertures dans les transports en commun ou sur le bureau d’un collègue ? Pas moi en tout cas. Ces imprimés vichy titillaient ma curiosité depuis un moment déjà et c’est avec plaisir que je me suis laissée tenter par En Voiture Simone, le second roman de la jeune femme. Après deux lectures ayant pour sujet principal des attentats, j’avais besoin d’un peu de légèreté et d’optimisme.

On fait la connaissance d’une petite famille bretonne qui, malgré la distance, tente de se réunir le plus régulièrement possible lors des anniversaires, fêtes de fin d’année et autres festivités. Dans ce roman, il y a donc Jacques, le beau père qui multiplie les gaffes et heurte sans cesse la sensibilité de sa famille. Il y a Martine, sa femme, qui passe son temps à tenter de temporiser les excès d’humeur de son mari mais qui, au bout d’un moment, va en avoir ras le bol et enfin se décider à vivre sa vie pour elle. On retrouve aussi leur trois fils, un peu plus en retrait dans cette histoire, au profit des trois belles-filles : Stéphanie, la maman poule, hyper inquiète du bien-être et de la sécurité de ses enfants, Laura, la végétarienne bobo et la petite nouvelle, Jeanne, qui va tant bien que mal essayer de s’adapter dans sa nouvelle famille. Ajoutez à tout ce petit monde, les petits enfants turbulents, la grand-mère Antoinette, un chien et vous obtiendrez En Voiture Simone.

J’ai passé un bon moment en lisant ce livre. On suit les aventures rafraichissantes de cette petite famille en pensant avec sourire que ce genre de situations pourraient tout à fait nous arriver. Bah oui, aller à reculons à un repas de famille en redoutant d’avance les longues heures passées à table et les habituelles tensions, c’est un peu le lot de 90% d’entre nous ! On s’identifie rapidement aux personnages et on comprends assez facilement les doutes auxquels il sont parfois confrontés. C’est léger, ça se lit rapidement, exactement ce dont j’avais besoin.

Si je dois émettre une réserve, ce serait le format très court du roman. Non pas que ce soit une mauvaise chose : entre quelques pavés, j’apprécie toujours la lecture d’un roman court. Mais dans le cas de En Voiture Simone, cela a donné lieu à une évolution des personnages parfois un peu trop précipitée à mon goût. Je pense notamment à Jacques, père de famille, qui d’un chapitre à l’autre change radicalement et laisse place à un homme attentif et à l’écoute des autres. Peut être que sa remise en question et son changement d’attitude auraient nécessité quelques chapitres supplémentaires pour plus de réalisme ?

Malgré cela, si vous chercher une lecture rapide et feel good qui ne se prend pas la tête, allez y ! 🙂

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