Anna McPartlin est née en 1972 à Dublin. D’abord comédienne dans une pièce qu’elle a écrit, elle publie son premier roman en Irlande où il devient rapidement un best-seller. Les Derniers Jours de Rabbit Hayes est son premier roman publié en France. Et quelle bonne surprise ! Il me faisait de l’oeil depuis un moment ce livre. D’une part, grâce à sa jolie couverture, et d’autre part, via son thème : les derniers jours de la vie d’une femme.

Rabbit est le surnom donné à Mia Hayes depuis sa plus tendre enfance. Elle grandit au milieu d’une famille aimante et chaleureuse, entourée de rires et de joie. Mais le jour où Rabbit est diagnostiquée d’un cancer, son douloureux combat contre la maladie commence. Malgré tous ses efforts, le cancer gagne du terrain et l’évidence devient de plus en plus réelle : la maladie va l’emporter.

Elle va vivre ses neuf derniers jours dans une maison de repos, au sein d’un service de soins palliatifs. Ses proches vont se relayer à ses côtés afin de la soutenir dans cette ultime épreuve. Un va et vient constant va se créer dans la chambre de Rabbit, où chacun la soutiendra à sa façon, pleurera et rira en se remémorant les moments vécus ensemble. Molly et Jack, ses parents, qui ont du mal à accepter le sort de leur cadette et qui remuent ciel et terre afin de la sauver. Davey et Grace, son frère et sa soeur, rongés par le chagrin et nostalgiques de leurs souvenirs d’enfance. Juliet, sa fille unique, qui a toujours pris soin de sa mère pendant sa maladie et qui espère qu’elle rentrera de nouveau à la maison. Marjorie, sa meilleure amie, qui n’imagine pas sa vie sans Rabbit à ses côtés. Tous seront présents pour elle et devront, chacun à leur manière, se préparer face à l’inévitable et trouver un moyen de gérer leur deuil.

On apprend à connaître Rabbit à travers les souvenirs évoqués par les différents personnages mais aussi grâce à ses souvenirs à elle, présentés lors de ses phases de sommeil à la maison de repos. C’est là que l’on fait la connaissance de Johnny, le grand amour de sa vie, chanteur dans le groupe de son frère lorsque Rabbit était enfant.

Je ne vous en dis pas plus sur l’histoire en elle même, mais pour moi, ce roman est une jolie découverte. A travers cette flopée de personnages, l’histoire nous entraîne dans un joli voyage sur le cycle de la vie. Malgré son sujet sensible, on sort de cette lecture avec un sentiment d’optimisme et une réelle envie de profiter de la vie. Bizarrement, au fur et à mesure des pages et du déclin de Rabbit, une énergie de plus en plus positive se dégage du roman.

L’écriture d’Anna McPartlin est certes simple, mais très fluide, l’ensemble se lisant très facilement. Les dialogues sont savoureux, emprunts d’humour et de répliques piquantes. Les personnages sont uniques, attachants et drôles. Et c’est même avec une petite larme au coin de l’oeil que j’ai refermé ce livre !

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